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Parentalité positive: comment faire avec un enfant difficile?

Chaque enfant a sa propre personnalité et son propre tempérament. Certains sont plus expressifs, sensibles et plus énergiques que d’autres. Ces enfants difficiles suscitent souvent davantage de réactions chez leurs parents puisque leurs comportements sont plus intenses et visibles. Dans ces cas, que faire ? D’un côté on prône le retour de l’autorité, de l’autre on déplore l’enfant roi. Entre l’autorité et la permissivité, beaucoup aujourd’hui prennent la voie de la parentalité positive et de la pédagogie Montessori, des approches éducatives pragmatiques centrées sur le respect mutuel et l’encouragement.

Pour intégrer cette nouvelle façon de penser dans l’éducation de votre enfant, et surtout dans votre vie au quotidien, vous devez suivre quelques règles simples :

Règle n°1 : Avoir une attitude positive

Pour aider votre enfant à maitriser ses sentiments et son tempérament difficile, il faut réfléchir à sa conduite et la décrire de manière positive plutôt que négative. Par exemple, au lieu de vous dire que votre enfant est « incontrôlable », pensez plutôt qu’il est « plein d’énergie ». Acceptez votre enfant tel qu’il est.

Par ailleurs, même si cela semble une tâche impossible, essayez de lui demander gentiment de faire les choses, sans lui crier dessus. Évitez aussi les critiques. Les enfants sont généralement plus portés à faire quelque chose quand leurs parents le demandent de manière agréable.

Les jeunes enfants réagissent aussi à l’humeur de leurs parents. Le fait de vous sentir moins disponibles peut les déranger. Il est donc important d’être attentif à votre propre humeur. En tant que parent, vous pouvez vous sentir dépassés par les comportements perturbants d’un enfant lorsque vous êtes fatigués, irrités ou stressés.

Observez également vos propres interventions. Bien que votre intention soit d’éduquer dans la bienveillance, sans le vouloir, vous contribuez peut-être à l’irritabilité de votre enfant. Par exemple, si vous avez tendance à le critiquer souvent, à lui parler régulièrement de façon autoritaire ou à vous emporter, il est fort possible que votre enfant développe réagisse à votre attitude.

Règle n°2 : Prévenir de la règle

Pour les enfants comme pour les adultes, il est beaucoup plus facile de respecter une règle quand on a été prévenu à l’avance, et d’autant plus si on l’a acceptée.  Par exemple, si vous dites à votre enfant : « C’est fini les bonbons, tu en as assez mangé ! », vous avez peu de chance pour qu’il accepte sans  couiner ou insister. Alors que si on le prévient, même avant de lui donner les sucreries, et qu’il accepte explicitement cette règle avec un « Oui ! » droit dans les yeux, il y a de fortes chances qu’il ne vous en demande pas de nouveau. Bien évidemment, le mieux est d’utiliser un ton ferme pour bien faire comprendre que vous aimeriez que la règle soit respectée.

Règle n°3 : Rester constant

En réalité, être constant est une des bases essentielles de la parentalité positive. En effet, c’est le meilleur moyen pour éviter toute opposition. Quand l’enfant n’a jamais connu les choses différemment, il a moins d’espoir de les modifier en criant ou en faisant une crise.  Alors que, à l’inverse, si vous changez constamment d’avis, il est tout à fait légitime qu’il tente sa chance et essaye de vous faire changer d’avis.

Règle n°4 : Lui expliquer

Souvent, un enfant peut protester une règle, car, peut-être, il n’en comprend pas la raison. Du coup, il vaut mieux se poser avec lui pour lui expliquer précisément pourquoi cette règle est bien pour lui ou pour les autres. Il est donc important de se focaliser sur la raison afin d’éviter que le problème devienne une lutte d’égo entre l’enfant et ses parents.

Règle n°5 : Donner une alternative

Il faut savoir se mettre à la place de l’enfant. En effet, ce n’est pas tous les jours facile d’avoir en permanence quelqu’un sur son dos, qui vous empêche de faire ce que vous voulez. Tout en sachant que votre comportement est le fruit du fait que vous ne voulez que le bien de votre enfant en faisant obstacle à ses besoins, alors pourquoi ne pas lui proposer une solution pour satisfaire son besoin. « On avait dit un seul morceau de pain. Si tu veux tu pourras manger un morceau de pain après ton repas » ou « Si tu veux tu peux manger une carotte en attendant ».

Règle n°6 : Ne pas céder

Si malgré tous vos efforts, il continue défiez votre autorité ou à briser des règles volontairement, il est primordial de ne pas céder et de garder le cap si la règle vous semble importante, et que vous ne souhaitez pas vous mettre en difficulté pour l’appliquer plus tard. En effet, vous ne vous êtes pas énervés, vous lui avez tout bien expliqué à l’avance, vous lui avez même donné une alternative, vous vous êtes montrés compréhensifs et patients. En gros, vous avez tout fait comme il faut, cependant il se roule quand même par terre … Dans ce cas, prenez une grande bouffée d’air et dites-vous que ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Peut-être qu’il est tout simplement fatigué, alors aidez-le à se calmer.

Règle n°7 : Quand on peut céder

Dans certains contextes, il est parfois préférable de céder, surtout si ce que vous lui refusez n’est finalement pas si important que ça.

Apprenez-lui plutôt à reformuler sa demande gentiment en lui donnant. Ainsi, il saura comment demander les choses gentiment, et cela vous donne quelques secondes pour réfléchir à la contrepartie ou à la condition, qui va vous permettre de céder, sans vous décrédibiliser en même temps.

Evidemment, plus facile à écrire qu’à faire. Surtout face aux mauvaises surprises de la vie et les mauvais coups de tous les jours : quand on est en retard, de mauvaise humeur, ou tout simplement fatigué. Chez Parentis Plus, nous vous conseillons de bien vous ménager, car être un parent (positif ou non) n’est pas chose facile, et le chemin est bien long… N’oublions pas qu’après les crises de la petite enfance, vous aurez à faire avec les crises de l’adolescence. Il faut savoir garder son calme, tout en étant ferme afin de ne pas se laisser déstabiliser par une colère.